Qu’est-ce qu’un SIG ?
Un système d’information de gestion,
appelé aussi SIG ou parfois seulement SI, comprend tous les aspects
de la collecte, du stockage, du suivi, de l’extraction et de l’exploitation
de l’information dans une entreprise ou une organisation. Grâce
au développement des ordinateurs et des applications logicielles,
la plus grande partie de ce travail peut maintenant être automatisée
et l’accès à l’information est facilité.
Cependant, le logiciel en lui-même ne constitue pas le système
d’information. Un SI est formé de toutes les politiques,
procédures et pratiques qui régissent les opérations
d’une organisation et le personnel interagissant avec cette information,
combinées aux logiciels et au matériel.

Quand une institution
de microfinance doit-elle changer son logiciel de SIG ?
C’est une question
particulièrement importante. Toutes les IMF sont dotées
d’un système quelconque pour suivre les informations liées
aux crédits et aux charges d’exploitation. Beaucoup de
petites organisations ont simplement recours à un système
manuel, avec crayon et papier. Certaines utilisent un tableur, comme
MS Excel, ou une application similaire permettant le suivi des crédits,
et sont dotées d’un système de comptabilité
standard pour la production des rapports. Quelle que soit la méthode,
lorsqu’une IMF n’est plus en mesure de produire des données
de qualité sur les crédits d’une manière
régulière et efficiente, il est temps pour elle d’envisager
un système plus automatisé ou plus sophistiqué.
En microfinance, le seuil courant à partir duquel une IMF doit
généralement passer à un logiciel de SIG plus spécialisé
semble être de 2 000 clients environ. Cependant, certaines IMF
conservant un SIG manuel parviennent à plus de 30 000 clients.
Lorsqu’un programme de microfinance possède moins de 2
000 clients et n’a pas de plan de croissance significatif, un
système basé sur des tableurs est suffisant pour le suivi
du portefeuille de crédits, et même recommandé si
l’on considère les coûts de mise en œuvre d’un
logiciel de SIG. Certains distributeurs de logiciels proposent des produits
de SIG adaptés à la microfinance qui fonctionnent en mode
autonome, offrant ainsi un moyen peu coûteux d’automatiser
un petit programme de microfinance. Il est habituellement beaucoup plus
facile pour une organisation de passer d’abord d’un système
manuel à un système partiellement automatisé, puis
à un logiciel spécialisé, plutôt que de passer
directement d’un système manuel à une application
sophistiquée. Ceci étant, cela ne signifie pas que c’est
impossible. En outre, étant donné le temps nécessaire
à la sélection et à la mise en œuvre d’un
logiciel de SIG, il est également recommandé d’installer
le logiciel préalablement au lancement d’une stratégie
de croissance, plutôt qu’en réaction à la
croissance.
Pour résumer, l’automatisation représente de nombreux
avantages pour la plupart des organisations. Dans pratiquement tous
les cas, l’automatisation des registres aura pour conséquence
:
- l’amélioration de la précision des données
- l’augmentation de la vitesse de traitement
- la génération de résultats plus utiles et plus
sophistiqués
- l’amélioration de la productivité
Pour une IMF en recherche de gains d’efficacité, l’automatisation
du SIG ou l’optimisation du logiciel de SIG est généralement
l’une des stratégies clés. Fondamentalement, une
IMF doit modifier son logiciel de SIG lorsque le logiciel courant n’est
plus suffisant pour répondre aux demandes de l’organisation.

Combien de temps faut-il
pour identifier et mettre en œuvre un nouveau logiciel de SIG ?
La durée nécessaire
varie d’une organisation à l’autre, en fonction de
l’existence ou de la nature du plan stratégique, de la
documentation des politiques organisationnelles (contrôles internes)
et des processus, de la nature du système d’information
existant, et de la capacité technique de l’organisation.
La rapidité d’exécution du projet dépendra
aussi de la disponibilité du personnel et des ressources financières
utilisables pour recourir à une assistance externe si nécessaire.
Le processus de sélection lui-même ne prend généralement
pas moins de trois mois et demande plus souvent jusqu’à
six mois. La mise en œuvre du logiciel ne doit pas prendre plus
de quelques semaines. Elle peut ne prendre que quelques jours, en fonction
du nombre d’agences ou de zones concernées. La formation,
la conversion des données et le fonctionnement en parallèle
du nouveau système et de l’ancien est la partie la plus
longue du projet ; elle peut durer de deux mois à plus d’un
an en fonction de la structure du plan de mise en œuvre. En moyenne,
une IMF doit compter entre 12 et 24 mois entre le début du processus
de sélection et la fin de la conversion au nouveau système.

Est-il nécessaire
de recruter un consultant pour appuyer le processus de sélection
du logiciel ?
Le processus de sélection
d’un logiciel ne faisant pas partie des opérations courantes
d’une institution de microfinance, peu d’institutions disposent
au sein de leur personnel de la base de connaissances ou des compétences
nécessaires pour guider un tel projet. Il peut aussi arriver
que les employés possèdent les compétences nécessaires,
mais ne disposent pas de suffisamment de temps pour se consacrer à
un projet de cette ampleur. Les conseils d’un consultant externe
permettent notamment d’éviter les principaux pièges
du processus. Cet avantage peut faire gagner à l’IMF beaucoup
plus que ce qu’elle paie au consultant. En tirant les enseignements
de l’expérience d’autres IMF grâce au consultant,
une IMF peut économiser du temps et de l’argent. Le degré
d’engagement du consultant dépend de l’échelle
du projet, des ressources disponibles, du calendrier du projet et de
la capacité technique interne. Si le temps ne pose pas de problème
et que l’IMF considère comme important de développer
cette capacité en interne, il n’y a pas de raison pour
qu’elle ne l’entreprenne pas elle-même.

Qui doit être
associé au processus dans l’organisation ?
La mise en œuvre
d’un nouveau programme de SIG ayant un impact sur chaque membre
de l’institution, il est recommandé qu’une équipe
de travail spéciale soit formée pour guider non seulement
la sélection du nouveau logiciel mais aussi sa mise en œuvre.
La direction doit être activement impliquée dans le processus.
Si le directeur général ne fait pas partie de l’équipe,
celle-ci doit être placée sous sa responsabilité
directe. Outre un certain nombre de cadres seniors, le directeur financier
le plus haut placé ou son équivalent doit faire partie
de l’équipe de travail. Celle-ci doit aussi comprendre
l’administrateur système/réseau, ou la personne
responsable du matériel et des logiciels de l’organisation,
une personne ayant une solide connaissance des processus opérationnels
de l’organisation, et une personne maîtrisant le système
SIG actuel de l’organisation. Il est également conseillé
que l’équipe comprenne une personne responsable de la formation
au sein de l’organisation, ainsi que des responsables de terrain.
Si cet ensemble est suffisant pour constituer l’équipe
de travail, les données doivent en revanche être collectées
auprès de tous les membres de l’institution au cours de
la phase de définition du cahier des charges du système.
Combien une IMF doit-elle
payer pour un logiciel de SIG ?
Le coût d’un
nouveau logiciel de SIG ne représente qu’une petite partie
du coût global de mise en œuvre d’un nouveau système.
Lorsqu’elle établit le budget qu’elle peut consacrer
au projet dans son ensemble, l’IMF doit s’assurer de bien
prendre en compte les frais de consultation pour une partie ou l’ensemble
de la mise en œuvre, les frais de formation, le coût du nouveau
matériel (si nécessaire), les logiciels ou outils de communication
supplémentaires nécessaires et des coûts de main
d’œuvre supplémentaires ou déplacés.
Il n’existe pas de formule pour le coût du logiciel lui-même.
Celui-ci dépend de la capacité budgétaire des institutions,
du niveau des fonctionnalités souhaitées, de l’intérêt
du bailleur de fonds et de la disponibilité des produits. En
règle générale, la maintenance d’un SIG représente
au moins 1%, et jusqu’à 5% voire plus, du budget global
de l’institution. Un contrat de maintenance représente
habituellement environ 20% du prix d’acquisition du logiciel,
ce qui peut donner une idée de coût à une institution,
sachant que celui-ci est réparti dans le temps sous la forme
d’une charge régulière. D’une manière
générale, l’investissement initial doit dépendre
de la durée pendant laquelle le produit sera utilisé et
des objectifs stratégiques de l’institution.
A quelle fréquence
une institution doit-elle envisager de remplacer son logiciel d’entreprise
?
Une IMF doit prévoir
d’utiliser son logiciel au moins trois ans, sinon cinq, et si
possible de sept à dix ans pour obtenir un réel retour
sur investissement. Tant que la croissance de l’institution ne
dépasse pas la capacité de l’application (ce qui
ne devrait pas être le cas si les objectifs stratégiques
ont été pris en compte dans le processus et si le logiciel
et la base de données ont été sélectionnés
de manière appropriée) l’institution doit être
en mesure d’utiliser le logiciel pendant cinq à dix ans.
Elle pourra l’utiliser d’autant plus longtemps que le distributeur
pourra continuer à fournir le support nécessaire et à
s’adapter aux évolutions technologiques. D’où
l’importance d’étudier non seulement le logiciel
mais aussi la société qui le commercialise au cours du
processus de sélection.

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Evaluation des besoins
et alternatives
Analyse des besoins
Les
intervenants ont insisté sur l'importance de l'analyse des documents
de politique et de procédures et leur « croisement »
avec les pratiques réelles. De garder à l'esprit qu'il
ne faut surtout pas garder/automatiser de mauvaises pratiques quitte
à réviser les procédures qui peuvent s'avérer
alors inadéquates. La prise en compte des besoins futurs en terme
de croissance de l'IMF, est aussi importante, afin de ne pas faire des
investissements, parfois importants, à court terme.
A quel moment faut-il songer à l'automatisation
?
Existe-t-il des normes pour s'engager dans une automatisation (niveau
du portefeuille, nombre de clients..) ?
Cette question a donné lieu à de
nombreux échanges car plusieurs réponses peuvent y être
apportées. La décision de s'automatiser peut être
prise dès que l'institution se rend compte qu'elle rencontre
des difficultés dans le traitement de son information. Les raisons
peuvent être diverses et ont été citées à
titre d'exemples : le volume trop important des transactions, le retard
dans l'établissement de certains rapports, la difficulté
d'obtenir une information fiable et en temps opportun sur le portefeuille
de crédit, etc..En plus de ces éléments, les animateurs
ont insistés sur d'autres éléments à prendre
en compte tels que : le budget, les ressources humaines, le temps.
Un SIG est-il forcément informatisé
? Peut-on faire cohabiter le manuel et l'automatique au sein d'une même
institution ?
Des exemples de fonctionnement manuel/automatique
ont été fournis. Ce choix pouvant être guidés
par différentes raisons :- l'institution décide une automatisation
en « douceur », graduelle pour une meilleure appropriation.-
l'institution ne dispose que d'un budget limité ne lui permettant
qu'une automatisation partielle- l'institution opère dans des
zones où l'infrastructure lui impose ce type de fonctionnement
: certaines caisses se trouvent dans des zones sans électricité
par ex : leurs données peuvent être saisies dans des caisses
automatisées en différées ? - etc..

Processus de sélection
Inconvénients pour l'adoption d'un logiciel
tel quel ?
Certains participants ont évoqué
le coût et le risque de dépendance par rapport à
un fournisseur.Les échanges ont permis de s'accorder sur le fait
que : bien que le logiciel pouvait ne pas correspondre à 100
% aux besoins, ceci pouvait être contrebalancé par une
adaptation des politique et procédures. Les avantages d'un tel
choix, si le fournisseur et le produit lui même sont bien choisis,
étant quand même de bénéficier d'un effet
d'échelle sur le plan de la robustesse du produit, de son coût
(le développement coûtant très cher), en terme de
temps, etc.…
Développement sur mesure
: avantages/inconvénients ?
Ce point a aussi fait l'objet de débats
et d'échanges d'expériences intéressants. Un participant
a fait part de son expérience malheureuse dans le développement
d'une solution « maison » : le projet a été
très coûteux en temps et en argent et n'a pas abouti.
Un second a reconnu le coût important en temps, argent et ressources
humaines : son institution va aborder la phase de mise en œuvre
mais elle songe déjà à rechercher une solution
« non propriétaire ».
L'animateur a insisté sur le fait qu'une solution propriétaire
présente, certes, l'avantage de pouvoir correspondre à
100% aux besoins de l'IMF mais la réalité est parfois
tout autre car on se rend compte, en analysant les différentes
expériences, que l'analyse des besoins n'a pas été
faite en profondeur, et parfois sans associer les acteurs de terrain.
Les techniciens informatiques ne connaissant pas le « métier
», passent parfois à côté de certaines subtilités
de la profession.
Cette solution présente des aspects à ne pas sous estimés
car ils peuvent devenir des inconvénients majeurs s'ils sont
mal analysés : le coût en temps, ressources humaines, argent.
Les aspects de la maintenance et de l'évolution du logiciel sont
souvent occultés lors de la prise de décision alors qu'ils
sont très importants et budgétivores. Selon le niveau
de complexité de l'application, un développement sur mesure
par exemple, sous Excel peut s'avérer nécessaire et suffisant.

Eléments nécessaires
pour évaluer les caractéristiques et les capacités
d'un logiciel
En plus du cadre d'évaluation
(A. Mainhart) qui peut servir de base, les institutions peuvent
:
- évaluer des versions de démonstration (quand elles existent)
- demander aux fournisseurs des démonstrations. Il faudra à
ce moment qu'au sein de l'IMF, des scénarii de tests soient élaborés
: que va-on tester ? comment va-t-on le faire ? quels seront les résultats
attendus ?
- visiter/interroger des références (autres IMF) utilisant
déjà le logiciel,
- rechercher sur Internet / sites de discussions des avis, évaluations,
benchmarks,
- etc.
Risque fournisseur : Comment vérifier la fiabilité d'un
fournisseur ?
Lors de la sélection du vendeur, l'IMF
peut réduire les risques en examinant des aspects tels que :
- la pérennité de la structure du fournisseur : ancienneté,
type de structure juridique, nombre d'employés, références,
etc.
- la réputation du fournisseur et de son produit à travers
de enquêtes/interviews auprès d'utilisateurs,
- mettre le code source auprès d'une tierce partie (notaire par
ex),
- la documentation existant sur le fournisseur/produit : évaluation,
littérature, etc..
L'IMF pourrait aussi proposer, si cela n'existe pas, la mise en place
d'un groupe d'utilisateurs qui pourrait « faire pression »
sur le fournisseur pour l'amélioration de la qualité des
services proposés.

Risques / Sécurité
Quels sont les risques liés à
un SIG ?
On distingue plusieurs types de risques liés
à un SI :Perte de l'information : l'information est aussi importante
que l'actif d'une IMF et il est important de la protéger. Que
le SI soit manuel ou automatisé, il existe des risques tels que
: - Incendie : le palliatif consiste à mettre les informations
en lieu sûr tel que coffres ignifuges, double sauvegarde électronique
avec stockage hors site- Perte de données (Défaillance
d'un équipement / panne d'électricité : procéder
à des sauvegardes régulières, avoir une politique
de maintenance préventive draconienne, prévoir des sources
d'alimentation continue ( onduleurs, groupes électrogènes)-
Vol : installer le matériel / les fiches dans des locaux fermés
à clé, crypter les bases de données, désactiver
les lecteurs de disquettes et les graveurs sur les postes utilisateurs,
détruire les documents imprimés qui ne servent plus avant
de les jeter- Fraude / Intrusion : limiter les accès au SI, procéder
à des audits réguliers, mettre en place des procédures
de contrôle interne, mettre en place de procédure de séparation
des tâches (celui qui saisit n'est pas celui qui valide, par exemple),
etc.…

Est-ce que tout le monde doit accéder
aux ordinateurs du SIG ?
Les accès au logiciel sont, en général,
paramétrables. On distingue plusieurs niveaux :
- le niveau « fonctionnel » : les utilisateurs sont réparti
par « profil » (ex : caissier, agent de crédit, comptable,
etc..). Un profil n'accède qu'à des fonctions bien déterminées
sur base d'un identifiant unique et d'un mot de passe: ex : un caissier
ne peut pas utiliser la fonction « mise en place d'un crédit
»
- le niveau « temporel » : Certains logiciels permettent,
en plus des cas cités précédemment, de gérer
les accès sur le plan « temporel ». Quelques exemples
: on pourra ainsi limiter les accès seulement durant certains
jours voire en dehors de certaines heures: pas d'accès pour certains
utilisateurs durant les jours non ouvrés. Un contrôleur
en inspection dans une caisse, pourra se voir créer un accès
limité à la durée de sa mission, etc..
L'informatisation garantit-elle la fiabilité
des informations ?
L'informatique n'est pas une garantie de fiabilité
si l'IMF ne prend pas et ne met pas en œuvre un minimum de mesures
de contrôle et de sécurité à travers ses
procédures et ses politiques.L'informatique ne fait pas de «
miracles » : on a l'habitude de dire « Garbadge in, garbadge
out » (« déchets en entrée = déchets
en sortie »). Il faut donc s'assurer de la qualité/fiabilité
des données introduites. Par contre, on peut dire que l'informatisation
contribue à rendre fiable l'information, en ce sens qu'à
partir de données fiables, elle permet d'automatiser leurs traitements/transformations
en évitant les erreurs qu'on pourrait faire en manuel.

Coûts
Quel budget pour l'acquisition d'un logiciel
?
Il n'y a pas de budget propre à l'ensemble
des institutions car chaque SI a ses particularités. L'attention
des participants a été attirée sur le fait qu'en
dehors du budget d'investissement, il fallait dès le début
évaluer et budgétiser les coûts de fonctionnement.
- Sur
le plan de l'investissement, quelques éléments
à considérer :
- Matériel : PCs, imprimantes, unités de sauvegarde,
etc..
- Coûts liés aux logiciels: licences, base de données,
générateur de rapports, …
- Coûts liés à la mise en place: communication,
paramétrage, gestion de projet, formation
- Logistique : câblage réseau, télécommunication,
mobilier, climatisation, etc.
- Pour
les charges de fonctionnement :
- Maintenance matérielle et logicielle
- Assistance technique : support
- Formation continue
- Logistique : climatisation, télécommunications, électricité,
etc.
- Consommables : papier, cartouches d'encre, supports de sauvegarde,
etc.…
Ne faut-il pas mettre le coût en relation
avec la capacité de couverture des charges par les produits
de l'institution ?
Un SI, même si son acquisition est subventionnée
va générer des charges fixes de fonctionnement qui devront
être supportées par l'institution. Face à l'objectif
de pérennisation, les coûts afférents au SI doivent
effectivement être couverts à terme par les produits.
Coûts liés à l'entretien permanent (maintenance)
?
Les coûts liés à la maintenance couvrent non seulement
l'entretien du matériel mais aussi le logiciel (mises à
jour), la documentation qui doit être mise à jour et
la formation continue des ressources humaines.

Décentralisation
Quelle est la meilleure architecture à
promouvoir (centralisée Vs décentralisée) ?
On ne peut pas recommander, à priori, sans
autres éléments d'appréciation, une solution plutôt
qu'une autre. L'arbitrage doit tenir compte de facteurs tels que le
budget disponible, la qualité des ressources humaines, les infrastructures
de télécommunication, l'importance d'avoir l'information
consolidée en temps réel, etc..
Quelques réflexions sur les deux modes de fonctionnement :
Fonctionnement centralisé :
Nécessite des infrastructures de télécommunication
de qualité (sur le plan du débit) et fiables (car en cas
de non fonctionnement, les caisses sont « coupées »
du siège). Ceci a un coût non négligeable selon
les pays.
Le fait de disposer d'une base de données unique présente
l'avantage :
- de disposer d'une information consolidée en temps réel,
- de réduire certains coûts d'investissements (sur le serveur
– les licences de gestionnaire de base de données –
formation en administration du SI etc..),
- de réduire certaines coûts de fonctionnement : équipements
de sauvegardes, onduleurs,
- de pouvoir servir les clients à partir de n'importe quelle
caisse,
- etc…
Les inconvénients se mesurent en terme de :
- risque d'interruption du service en cas de panne au niveau du serveur
central : il est important de mettre en place des procédures
draconiennes de fonctionnement en mode dégradé et celles-ci
ont un coût,
- augmentation des coûts liés aux infrastructures de télécommunication,
- nécessité (éventuelle) de disposer en interne,
d'une ressource spécialisée en matière de télécommunications
selon l'infrastructure retenue.
Fonctionnement décentralisé :
Chaque caisse dispose en interne de son serveur et la base de données
centrale du siège est mise à jour à une fréquence
déterminée par transfert de fichiers via les télécommunications
ou par copie sur supports électroniques .
Avantages :
- le fonctionnement des caisses est indépendant,
- les coûts en matière de télécommunication
peuvent être réduits au minimum.
Inconvénients :
- l'information consolidée n'est pas disponible en temps réel
- augmentation des certains coûts d'investissements (sur le serveur,
les licences de gestionnaire de base de données, formation en
administration du SI etc..),
- les clients ne peuvent être servis que par leur caisse d'origine,
- selon la complexité de la solution retenue, nécessité
de disposer d'un pool technique plus important pour assurer les support
de premier niveau.

Contraintes et avantages d'un pool informatique commun à plusieurs
IMF ? Comment résoudre le problème des coûts élevés
des logiciels ?
La mise en commun d'un pool informatique peut
s'analyser sous deux aspects :
- Mise en commun de ressources humaines responsables de l'informatique
:
La plus facile à mettre en oeuvre. Elle présente l'avantage
de réduire les coûts de personnel (partage entre plusieurs
institutions) et les risques de voir la ou les ressources «surchargées»
et éventuellement, de se voir imposer des procédures et/ou
des modes de fonctionnement.
- Mise en commun de l'application :
Il s'agit ici d'héberger la base de données de différentes
IMF sur un même serveur. Cette solution présente un avantage
important en terme de réduction des coûts d'investissement
et de fonctionnement. Les points pouvant constituer un frein au niveau
des IMF relèvent de la confidentialité des données,
mais aussi de la continuité du service (lié à une
panne du serveur ou des télécommunications).
Ce type de solution n'est envisageable que dans les pays offrant des
infrastructures de télécommunications fiables, rapides
et peu coûteuses.
Deux expériences dans le domaine ont été présentées
:
- CIDR a mis en place une même application au sein des CVECA avec
la mise en place d'un système de partage des services de maintenance.
- Crystal Clear Software a cité l'exemple d'IMF qui ont mis en
commun le recrutement d'une ressource informatique qui leur assure le
support de premier niveau sur le même logiciel.
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