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  COMMERCIALISATION DE LA MICROFINANCE
  Présentation du dossier
  Approche générale et points de vue
  Transformation, création de SA spécialisée
  Banques et microfinance
  Fonds d'investissements et mécanismes financiers
  Bibliographie et liens

 

 

 

 

 

 

 

Composantes du processus de transformation de K-REP Kenya
et coûts relatifs
Gestion de la transformation
10%
Aspects juridiques et régl.
3%
Plannification stratégique
2%
Etude de marché
5%
Gouvernance, structure prop
7%
RH et formation
3%
Produits et méthodologies
9%
Gestion financière
3%
Contrôle et audit int.
3%
SIG-Consultation ext
6%
SIG-Immobilisations
28%
Autres installations
21%
Source : K-Rep, 2005
Transformation institutionnelle et création de SA spécialisée

Cette section porte sur la transformation d'institutions de microfinance en entités réglementées ou la création de sociétés anonymes par des institutions de microfinance.

Objectifs de la transformation institutionnelle


La transformation d'ONG ou de projet ayant un volet microfinance ou totalement voués aux activités de microfinance en entités réglementées à but lucratif (sociétés de capitaux) ou pas (mutuelles, coopératives) répond à la recherche de rationalisation des opérations (efficacité) et au besoin de financement privé (prêt, épargne, fonds propres) pour accompagner la croissance des activités. Les objectifs recherchés comprennent une combinaison des éléments suivants :

  • accès aux fonds commerciaux, en particulier fonds propres,
  • développement de nouveaux produits, épargne, produits à moyen-long terme, transferts d'argent,
  • amélioration des systèmes et procédures, automatisation des opérations,
  • évolution de la gouvernance et de la culture d'entreprise,
  • reconnaissance institutionnelle d'une entité financière à part entière.

Le cadre réglementaire, un facteur déterminant

Dans les arbitrages auxquels doit se livrer l'institution en mutation, le cadre réglementaire est déterminant pour appréhender ce qu'il adviendra de la structure mère, de ses actifs et de sa personnalité morale et des différentes options institutionnelles définies par la loi.

En particulier, l'institution doit tenir compte des éléments suivants :

  • plafonnement du taux d'intérêt et avantages fiscaux attachés aux différentes formes d'institutions permettant d'exercer les activités spécifiques de microfinance,
  • capital minimum et composition de l'actionnariat (SA),
  • normes et ratio prudentiels (notamment taux de transformation ressources CT en emploi LT) et exigences de reporting,
  • délai d'obtention de l'agrément (et durée pour la zone UEMOA),
  • modalités de transferts des actifs.

Enjeux et défis majeurs

Le processus de transformation comme le choix de la forme institutionnelle requiert une bonne vision de la mission de l'institution, du mode de gouvernance associé, des ambitions de croissance à long terme et des moyens humains, technologiques et financiers nécessaires pour y parvenir. Au delà du montage juridique et des aspects techniques, elle est un processus social d'apprentissage.

Le risque majeur réside dans le fait de négliger la prise en compte de ces différents facteurs et les arbitrages complexes afférents sous le fait d'effet de mode ou d'effet d'aubaine suscités par une nouvelle manne financière.

Parmi les principaux enjeux de la transformation en entité commerciale viable on peut relever :

  • la mise à niveau des systèmes et procédures (le coût et la durée d'implémentation d'un SI informatisé sont souvent sous-estimés), pour se conformer aux exigences réglementaires, des investisseurs et maîtriser les risques liés à la croissance,
  • la création de nouveaux produits,
  • le développement d'une culture d'entreprise commune à l'ensemble du personnel (ancien, nouveau) et son corrolaire, la définition d'une politique de ressources humaines (formation, incitation),
  • l'attraction d'investisseurs en phase avec la mission de l'IMF et la mise en place d'un système de gouvernance garant de la poursuite de cette mission.

Documents

147 ko
La microfinance commerciale en zone urbaine : quelle possibilité et quelles perspectives en zone franc ?
ESF, Laurent Lhériau, Techniques financières et développement n°68,
Septembre 2002, 9 p.


L'article examine les possibilités de création de sociétés de capitaux dans les zones UEMOA et CEMAC.
Dans la zone UEMOA, la loi PARMEC permet d'exercer les activités de microfinance sous le régime de la convention cadre et de créer des SA et dans des conditions plus favorables que ne le prévoient la réglementation bancaire, le système des conventions collectives et la législation fiscale de droit commun. Toutefois, l'agrément accordé dans ce cadre est attribué pour une durée de 5 ans ce qui constitue une des limites majeures.
Dans la zone CEMAC, la possibilité de créer des SA est inscrite dans la loi mais la question de la fiscalité pour ces organismes à but lucratif reste en suspend.
Se pose également pour l'ensemble des zones, le problème du recouvrement judiciaire des créances impayées, la réglementation adoptée par l'OHADA n'étant pas toujours adaptée aux petites créances.


126 ko
La transformation institutionnelle des systèmes financiers décentralisées (SFD) dans l'UMOA
BCEAO, DSFD, mai 2003, 9 p.


Les mutuelles et coopératives régies par la loi PARMEC ont la possibilité d'accéder au statut de banque ou d'établissement financier par le biais de l'organe financier. Il ne s'agit pas d'une transformation ou d'une création ex-nihilo d'une entité mais d'une émanation d'un réseau déjà rentable qui sera soumis à la supervision de la commission bancaire. Dans le cas d'une transformation, les institutions perdent leur personnalité morale et se pose alors la question de la dévolution des actifs selon la nature de l'institution dissoute. L'article examine les cas des coopératives et mutuelles ainsi que des sociétés et associations sous convention.


160 ko
Transformation d'ONG en société anonyme
Elisabeth Rhyne, ACCION,
Séminaire d'AfriCap - Financement de la croissance des institutions de microfinance en Afrique, Sénégal, avril 2003, extrait, 4 p.


L'auteur revient sur 4 raisons majeures motivant la transformation d'ONG en société anonyme : accéder aux sources de financement commerciales pour répondre à la croissance de leur marché, offrir des services d'épargne, atteindre un niveau élevé de professionnalisme, se libérer de la dépendance des bailleurs de fonds. Les ONG transformées doivent faire face à deux défis majeurs : la mise en oeuvre de systèmes performants et efficaces, la maîtrise de la tension entre objectifs commercial et social dans la mise en place du mode de gouvernance et la nouvelle structure du capital.
La place de l'ONG mère est discutée sous l'angle du transfert des actifs et de sa participation au capital de la nouvelle SA.


144 ko
L’institutionnalisation de BANCOSOL et de BancoADEMI
BIM n° 64 – 04 avril 2000
Ce BIM résume les expériences de transformation institutionnelle des ONG latino-américaines Bancosol et BancoADEMI en répondant aux questions suivantes :
- Pourquoi l’institutionnalisation ?
- Quels sont les problèmes rencontrés ?
- Quelles sont les tensions entre la recherche de la pérennité financière et la lutte contre la pauvreté, et va t’on vers une dérive commerciale

172 ko
L'institutionnalisation, enfin
IRAM, CRG, Luc LEFEVRE,
Le Crédit Rural de Guinée : Du projet à l’institution, une construction sociale progressive », Bakari Coulibaly, Dominique Gentil (sous la dir.), Editions Charles Leopold Mayer, Paris, 2002. extrait, 25 p.

L'auteur décrit la dernière étape d'institutionnalisation du Crédit Rural de Guinée qui aboutit à l'établissement d'une société anonyme dont les actionnaires sont composés des caisses locales (40%), des salariés (35%) et des partenaires extérieurs (25%).
Il décrit le processus de communication mis en oeuvre pour favoriser l'adhésion des parties internes (associés représentants des clients et des salariés). Sont ensuite passés en revue le rôle de l'Etat (transfert des actifs au capital de la SA, avantages fiscaux consentis subordonnés à la mission de développement et au maintien des performances), l'insertion dans le cadre réglementaire émergent et l'implication des bailleurs de fonds et de l'opérateur. Le mode de prise de participation des actionnaires ainsi que le schéma juridique et la mise en oeuvre de la gouvernance de la nouvelle SA sont ensuite évoqués.


346 ko
Construire une capacité locale de management : Une dimension essentielle de la transformation d’un projet en institution
GRET, Nathalie Gauthier
Les documents de travail de la Direction scientifique - Coopérer aujourd’hui n° 8, 1999, 46 p.

Transformer un projet en institution n’est pas seulement trouver une forme juridique adaptée et atteindre une pérennité financière. C’est aussi travailler à renforcer les ressources humaines de l’équipe, pour qu’elle s’engage dans le processus de transformation, acquière une véritable capacité de management, soit capable d’élaborer une vision stratégique. Or, la logique projet met en avant l’efficacité à court terme, dans une structure dirigée de fait par l’assistance technique. Comment sortir de cette logique et mener un processus de construction des ressources humaines ? Quelles étapes et quels outils ?


198 ko
La création par une IMF d’un établissement bancaire : cas de la BIMAO
Bernard Tissot, BIMAO, Forum Professionnel de Microfinance CEFEB, sept 2005.

Présentation de la Banque des Institutions Mutualistes d'Afrique de l'Ouest créée par la CCMAO (Confédération des Caisses Mutualistes d’Afrique de l’Ouest, Société coopérative de crédit à capital variable, régie par la loi PARMEC, réunissant le CMS et Jemeni), et le CICM (Crédit Mutuel de France). La BIMAO est la première expérience de banque créée sous forme de SA sous législation bancaire à l'initiative d'institution de microfinance dans la sous-région. Elle se donne pour mission de doter les membres de la CCMAO et les institutions mutualistes de nouveaux moyens économiques et financiers pour améliorer et accroître leurs services aux sociétaires.



138 ko
Transformation d’une IMF, projet d’Etat, en une société anonyme avec une banque dans l’actionnariat : le cas d’ACEP Cameroun
J. Zombo, ACEP Cameroun, Forum Professionnel de Microfinance CEFEB, sept 2005, 5 p.
Présente la transformation de ACEP Cameroun en société anonyme.

105 ko

Transformation d’une IMF, projet d’Etat, en mutuelle d'épargne crédit : le cas d’ACEP Sénégal
Mayoro Loum (ACEP Sénégal), Annica Jansen (USAID), Séminaire d'AfriCap - Financement de la croissance des institutions de microfinance en Afrique, Sénégal, avril 2003, extrait, 3 p.


Présente la transformation du projet ACEP Sénégal en mutuelle d'épargne et de crédit et les raisons du choix et les limites du statut de mutuelle pour une institution orientée crédit comme ACEP Sénégal.


597 ko
Une procédure comptable pour institution de microfinance en réseau
CAPAF, Note technique n°1, Décembre 2004, 43 p.


Ce document propose une procédure comptable qui permette pour chaque agence d'un réseau d'évaluer le coût des services délivrés par la structure centrale.
Cette procédure permet de mesurer la progression de chaque caisse de base et de l’ensemble de la structure (par agrégation), vers la rentabilité.
Cette note s’adresse tout particulièrement aux IMF émergentes qui commencent à se constituer en réseau, et manifestent le besoin d’un schéma comptable dans ce cadre.


190 ko
Imputation des coûts pour les institutions de financement multiservices
CGAP, Etude spéciale n°2 , Octobre 1998, 28 p.

Ce document présente une série de questions intéressant les dirigeants des IMF multi-services (financiers et non financiers) concernant la répartition des dépenses et des éléments d'actifs de leur institution entre ses différents centres de coûts.
En s'appuyant sur l'expérience concrète d'une IMF, le document explore les différentes réponses possibles à ces questions et montre comment l'imputation des coûts peut affecter les états financiers de telles institutions. Il met en évidence l'intérêt d'utiliser l'imputation des coûts pour l'analyse financière et la gestion.
Le document conclut par une étude de cas d'imputation des coûts et des actifs de la BRAC, une des plus grandes institutions multi-services impliquée en microfinance au niveau international.