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  COMMERCIALISATION DE LA MICROFINANCE
  Présentation du dossier
  Approches et enjeux de la commercialisation
  Transformation, création de SA spécialisée
  Banques et microfinance
  Fonds d'investissements et mécanismes financiers
  Bibliographie et liens
Approches et enjeux de la commercialisation
Définition

Par commercialisation de la microfinance, on entend l'offre d'une gamme étendue de services financiers à des personnes pauvres ou à faibles revenus par un ensemble varié d'institutions financières rentables et réglementées.
Evolution de la microfinance et entrée de nouveaux acteurs commerciaux (banques, fonds d'investissements)

La commercialisation de la microfinance est une tendance générale du secteur depuis une dizaine d'année et ce, à l'échelle internationale. Les ONG et les opérateurs pionniers ont démontré au cours des 25 dernières années non seulement l'impact positif de la microfinance sur le bien être des pauvres et leur solvabilité mais également, la possibilité de fournir des services financiers adaptés par des institutions pérennes.

Pour poursuivre leur croissance sur le long terme et ne plus dépendre des subventions, les IMF les plus performantes se sont restructurées ou se sont transformées en sociétés à but lucratif pour être plus efficaces, plus transparentes et accéder à des sources de financement commerciales (banques, fonds d'investissement) ou à l'épargne selon les cadres réglementaires.

La rentabilité des IMF et leur montée en gamme sur des segments de marché (le plus souvent en phase avec les besoins de leur clientèle historique) ont suscité l'entrée sur le marché des banques commerciales soit directement (descente en gamme pour offir des services financiers) soit indirectement (par le financement des IMF notamment).
L'intégration de la microfinance au système financier

Au total, la commercialisation de la microfinance, en articulant une pluralité d'institutions financières (IMF, banques commerciales mais également, réseaux postaux, banques de développement et agricoles) dans un cadre réglementé, en s'appuyant sur l'infrastructure technico-financière (cabinet d'audit, SIG, prestataires de services d'appui, agences de rating, systèmes de paiement) et en s'insérant sur les marchés bancaires et financiers, consacre l'intégration de la microfinance au système financier formel.
Nécessité d'intervention publique et de pluralité des approches

Pour autant, la commercialisation n'est pas exclusive d'une certaine intervention publique nécessaire pour créer un environnement réglementaire accomodant et sécurisé, des systèmes d'incitations pour la couverture des zones plus reculées et des populations moins favorisées, et stimuler l'introduction de partenariats institutionnels innovants ou de nouvelles technologies. C'est sur ce faisceau d'interventions publiques, que repose également la multiplication des canaux de distribution de services financiers pour faire levier sur leur échelle (auprès du plus grand nombre) et leur portée sociale (vers les plus démunis).

Documents

349 ko
La démarcation entre microfinance et secteur financier formel s'estompe
CGAP, Elizabeth Littlefield, Richard Rosenberg,
Finance & Development 41, n°2 - (juin 2004), 2004, 8 p.
L'article revient sur l'impact positif de la microfinance sur la pauvreté et les limites des systèmes informels ou peu rentables en termes d'échelle et d'adéquation aux besoins. L'émergence d'institutions de microfinance rentables amène une prise de conscience généralisée que les systèmes financiers des pays en développement doivent se montrer plus accessibles pour les pauvres et qu'il existe des moyens d'y arriver dans la pratique.
La mise en place de tels systèmes financiers inclusifs fait appel à la participation de toute une gamme d'établissements financiers offrant un large éventail de services financiers : autorités de réglementation financières, centrales des risques, banques commerciales et d'Etat.
La démarcation qui séparait auparavant la microfinance du secteur financier formel est en train de s'estomper.


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La construction des secteurs financiers inclusifs : Le rôle des politiques et stratégies nationales de microfinance
Makarimi Abissola ADECHOUBOU - Directeur Technique Régional - Unité de Microfinance du FENU, 2005, 5 p.
En revenant sur les défis à relever par la microfinance pour réduire la pauvreté et s'intégrer au secteur financier formel l'article met en exergue les fondements et les enjeux de la mise en oeuvre de politiques nationales de microfinance.

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Commercialisation et dérive de la mission des IMF : La transformation de la microfinance en Amérique latine
CGAP, Etude spéciale n°5, Robert P. Christen, Mars 2001, 24 p.
Ce document traite de l'impact de la commercialisation et de l'intensification de la concurrence sur la stratégie et les performances des IMF en Amérique latine.
Il évalue également les réalisations majeures de la microfinance dans cette région sous l'angle des performances financières des IMF et de leur mission sociale.
Le document conclut en s'interrogeant sur le concept de «dérive de mission».

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Commercialisation de la microfinance : une expérience basée sur le modèle Grameen Bank aux Philippines
Fabrizio FELLONI • Fonds International de Développement Agricole (FIDA), Hans Dieter SEIBEL • Université de Cologne, TFD 73 12/2003, 8 p.
Cet article présente un exemple de «commercialisation » de la microfinance aux Philippines, dans le cadre d’un projet de reproduction de l’approche Grameen Bank.
Selon l’idée initiale du projet, de modestes prêts devaient être fournis aux foyers les plus pauvres par des ONG et des coopératives. Finalement, ce sont de petites banques privées qui sont devenues les principaux partenaires du projet sur des bases commerciales.
Cette incursion des banques n’a pas provoqué de « dérive » vers les clients non-pauvres. Au contraire, alors qu’en règle générale les clients des institutions de microfinance bénéficient de services financiers basiques, les clients des banques ont eu l’avantage de se voir offrir des services additionnels, et des services financiers moins coûteux. En revanche, le taux d’intérêt appliqué n'a pas connu de baisse significative.


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Le paradigme commercial en microfinance et ses effets sur l'inclusion sociale
SOS Faim, Marc Labie, Marc Mees, Zoom microfinance n°16, Septembre 2005, 8 pp.
Ce numéro examine les enjeux de la commercialisation de la microfinance à l'aune du concept d'inclusion sociale en soulignant les risques de dérive de mission et de pression concurrencielle malsaine que peut induire une approche uniquement fondée sur la recherche de rentabilité.
Si la commercialisation permet l'élargissement des services elle peut également limiter la recherche d'innovations pour atteindre les couches les plus pauvres des populations.
La prise en compte des contextes en termes de densité, de niveau de pauvreté, d'élaboration de produits et de méthodologies adaptés appelle à la mise en oeuvre d'approches diversifiées.
Le numéro analyse ensuite les cas des politiques de commercialisation de la microfinance menée au Chili, en Bolivie et en Ethiopie.


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Le rôle des ONG dans la microfinance
CIDR, Renée Chao-Beroff, BIM, 05 avril 2005
Les ONG ont apporté la preuve que, à partir d'une méthodologie adaptée, les pauvres pouvaient se prendre en charge eux-mêmes et que le secteur de la microfinance pouvait être rentable tout en générant de bonnes performances sociales.
L'entrée des banques en microfinance devrait permettre de combler une partie de la demande que les IMF qui ayant su se pérenniser ne pourront pas absorber. Toutefois les premières risquent de se focaliser sur les segments les plus rentables en laissant de côté une large part des populations plus vulnérables, les pauvres ruraux et les femmes.
Les ONG doivent mettre à profit leurs avantages comparatifs assis sur leurs relations de proximité avec leurs clients et ce, sur trois aspects : appuyer les IMF qui se concentrent sur les clients non desservis en relevant le défi de la rentabilité sur le long terme, poursuivre leur travail d'innovation par un travail de recherche-développement et tisser des alliances avec les banques pour systématiser l'intermédiation entre elles et la clientèle des petites entreprises et du secteur informel.