Lettre d'information sur les innovations en microfinance de CAPAF, programme du CGAP en Afrique francophone - Juillet 2006
       
[Nouvelles technologies]  [SIG-informatisation] [Fonds d'investissement] [Rating]  [Evénements]  > Imprimer

Cette lettre d'infomation est téléchargeable sur le site de CAPAF : http://www.capaf.org
Nouvelles technologies

La technologie au service des systèmes financiers inclusifs

Note Focus du CGAP n°32, janvier 2006

Cette note capitalise l’expérience et les observations du CGAP dans le domaine de l’utilisation des technologies pour offrir des services financiers aux personnes à faible revenu exclus du système financier formel.

En s’appuyant sur une étude menée auprès de 62 institutions financières (dont les ¾ sont des banques) dans 32 pays, la note passe en revue les technologies utilisées telles que les TPE (terminaux de paiement électronique), les GAB, les cartes bancaires et les téléphones portables, analyse leurs coûts ainsi que leurs conditions de mise en œuvre compte tenu de l’infrastructure financière en place et des caractéristiques des populations touchées.

La note soulève les enjeux réglementaires et institutionnels relatifs à la mise en œuvre de partenariats entre institutions financières, opérateurs en télécommunication ou correspondants bancaires non spécialisés dans la fourniture de services financiers.

Elle s’adresse particulièrement aux banques souhaitant développer ou viabiliser leurs infrastructures, aux IMF et aux partenaires d’appui ayant la volonté d’élargir l’offre de services au plus grand nombre grâce au levier de la technologie ainsi qu'aux opérateurs techniques en monétique et en télécommunication.


Télécharger > pdf 292 ko http://www.capaf.org/Telech/IT/FN32-fr.pdf



Les réglementations en matière de moyens de paiement dans les pays de l'UEMOA et de la CEMAC : un cadre favorable aux innovations

Zone UEMOA

Les institutions financières (banques, institutions financières postales et trésor public) de même que les systèmes financiers décentralisés (tels que définis par la loi pour les IMCEC) sont autorisés à “promouvoir l'utilisation des cartes de paiement et de retrait, du porte-monnaie électronique et du télépaiement ainsi que de tout autre procédé et instrument moderne de paiement à naître, notamment par la constitution de groupements en vue d'instituer des mécanismes et des instruments de virement électronique de dimension nationale ou régionale”.

Les textes de référence sur la promotion des moyens de paiement électronique sont :
- règlement n°15/2002/CM/UEMOA sur les systèmes de paiement
- directive n° 07/2002/CM/UEMOA sur la lutte contre le blanchiment

En savoir +
Système de paiement pour les IMF au Sénégal : Cadre juridique et institutionnel,
Africajuris Consulting, étude pour le compte de FERLO et AfriCap, 2004
http://www.capaf.org/pages/Technofoire/Nouvelles_technologies.html
Site de la BCEAO :
http://www.bceao.int
 > section Système bancaire > systèmes financiers décentralisés


Zone CEMAC

Une loi spécifique pour les institutions de monnaie électronique a été promulguée :
règlement COBAC R-2005 / 02 du 1er décembre 2005.
Les Etablissements de Micro Finance (EMF) déjà agréés comme tels n'ont pas besoin de solliciter un agrément spécifique pour proposer des opérations de monnaie électronique. Néanmoins ils doivent soumettre une demande dûment documentées décrivant avec précisions les dites opérations. Ils doivent être en conformité avec les conditions d'émissions et de distribution de monnaie électronique mentionnée dans ce règlement.


En savoir +
Site de la BEAC
: http://www.beac.int/int_cobac.html

 

CelPay, la banque par téléphone cellulaire en RDC

CelPay, filiale du groupe financier FirstRand International, propose une solution de compte bancaire électronique accessible par téléphone portable et internet. CelPay est implanté en Zambie et en RDC et compte étendre ses activités en Afrique Centrale (au Congo notamment).
En RDC depuis 2003, CelPay travaille avec 4 banques de la place et les deux grands opérateurs GSM en RDC, Celtel depuis son lancement et Vodacom depuis Juin 2006. A ce jour, les stations services, les hôtels, les supermarchés, les pharmacies, les brasseries, les hôpitaux, les imprimeries, les pressing utilisent le service de CelPay. 25.000 comptes CelPay sont ouverts dans les livres des banques partenaires dans un pays largement sous bancarisés (40.000 comptes bancaires pour 60 millions d'habitants) mais où l'infrastructure de téléphonie mobile développée sur l'ensemble du territoire a permis de dépasser le million d'abonnés. Payer ses factures (consommateur) ou ses fournisseurs (entreprises), acheter et vendre des crédits de communication, retirer des espèces (dans plus de 50 points de services dont la moitié en provinces), consulter le solde de son compte par le biais de la carte SIM sécurisée de son portable ou consulter son relevé d'opérations par Internet sont parmi les principaux services délivrés par CelPay.


En savoir +
Article
"Du cash via mon mobile: la solution dans un pays sous-bancarisé comme la RDC", Tageblatt
Présentation "Celpay : la solution !", pdf 1.5 Mo
> http://www.capaf.org/pages/Technofoire/Nouvelles_technologies.html
Site Internet : http://www.celpay.com

 

La carte FERLO, une solution de carte à puces taillée sur mesure pour les IMF

Le GIE FERLO MEPS a mis à profit son expérience en monétique bancaire au service des institutions de microfinance. Après avoir valider plusieurs pilotes auprès de réseaux au Sénégal et au Burkina Faso dans des caisses urbaines , FERLO s'apprête à implanter sa solution au sein d'une caisse rurale du réseau Djomec au coeur du Sénégal rural.


En savoir +
Consulter le "coup de projecteur" consacré à FERLO sur le portail francophone de la microfinance : http://www.lamicrofinance.org
Site Internet : http://www.ferlo.org :

Systèmes d'information de gestion (SIG)
Haut de page


Solutions logicielles intégrées pour les IMF : consulter les fiches produits sur le site de CAPAF


Une étude menée par CAPAF auprès de 215 institutions de microfinance de 14 pays d'Afrique a permis d'établir une cartographie des systèmes d'information de gestion et d'identifier pas moins de 31 solutions commerciales proposant des solutions intégrées (combinant le plus souvent la gestion du portefeuille et la comptabilité) pour les IMF.

Les fiches produits décrivent les principales caractéristiques des logiciels :

  • fonctionnalités,
  • implantations du logiciel et localisation du support technique
  • caractéristiques techniques
  • prix
  • descriptif et coordonnées du prestataire
Les fiches ont été réalisées par les prestataires des logciels.
Les solutions sont classées par pays d'implantation des prestataires même si certains d'entre eux couvrent plusieurs pays : Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, France, Madagascar, Ouganda, Sénégal, Togo.

En savoir +
http://www.capaf.org/pages/Ressources_thematiques/Prestataires_SIG.html


Recyclage d'ordinateurs de banques européennes pour des IMF par l'intermédiaire de l'association Close the Gap :

L'association Close the gap (réduire la fracture numérique) se propose de collecter des ordinateurs de marque lors du renouvellement du parc informatique de grandes entreprises européennes, de garantir leur bon fonctionnement et de les acheminer à moindre coût auprès des organismes à but non lucratif de pays en développement. Hors frais de transport et de portes, Close the gap propose ainsi des ordinateurs pentium II à 50 euros et pentium 4 à 100 euros environ. Un partenariat a été noué entre cette association, la banque belge KBC, fondation Raiffeisen belge (BRS) pour acheminer des ordinateurs vers une IMF rwandaise.


En savoir +
Site internet : http://www.close-the-gap.org/?langID=4
Contact David Leyssens  
+32 2 629 12 64

 

Fonds d'investissement
Haut de page


Oikocredit est un fonds socialement responsable privé (depuis 1975) basée aux Pays Bas investissant sous forme de prêts et de prise de participation dans des institutions de microfinance, des projets agricoles, la pêche, le commerce équitable partout dans le monde. Ses engagements fin 2005 s'élevaient à 163 millions d'euros dont 66% étaient alloués à la microfinance. En Afrique francophone, le portefeuille s'élève à 12 millions d'euros et comprend des prêts de 1 à 5 ans en monnaie locale ou en devises à l'attention des IMF de grande taille ou émergente. Pour faire levier sur ses investissements, Oikocredit travaille avec des partenaires financiers et non financiers pour apporter des instruments complémentaires (garanties, subvention) et une expertise technique en microfinance..

A titre d'exemple, au Bénin, Oikocredit a prêté à court terme (un an) l'équivalent de 2 millions d'euros auprès du PADME et 1.5 millions d'euro auprès du PAPME (dont la moitié en FCFA).

Au Sénégal, Oikocredit a prêté un montant de 150 millions de FCFA à la MEC DELTA (région du fleuve) une institution de taille modeste ( 2 213 membres) opérant en milieu rural enclavé avec une méthodologie spécifique. La mutuelle est appuyée par un GIE qui fournit des services d'appui de proximité notamment par la fourniture d'intrants selon les besoins spécifiques et un appui à la commercialisation notamment en assurant un prix de référence aux membres. Oikocredit a également octroyé un prêt au GIE de 120 millions de FCFA pour l'acquisistion d'un engin de remblaiement des parcelles rizicoles et d'un tracteur.

Oikocredit a également investi au Mali et dispose de bureaux régionaux au Mali, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Pour connaitre les critères d'éligbilité et les conditions des services proposés veuillez entrer en contact avec le représentant local de Oikocredit.

Contacts
Sénégal : Sambou Coly, +221 864 61 50 - office.sn@oikocredit.org
Mali : Anna Doucoure, + 223 490 0416 - office.ml@oikocredit.org
Côte d'Ivoire : Mamadou Toure, + 225 20 22 62 85 - office.ci@oikocredit.org
Site internet : http//www.oikocredit.org

 

Créé en 1999, LUXMINT est un fonds d'investissement non lucratif à l'initiative de ADA sur contribution du gouvernement luxembourgeois qui vise la viabilité et l'autonomie financière des IMF appuyées. Il se capitalise par des donations, par la mobilisation de ressources financières commerciales et par les revenus financiers nets issus de son activité.

LUXMINT propose une gamme de produits de prêts allant de quelques mois à 5 ans (80% de son portefeuille) pour des montants compris entre 50.000 et 150.000 USD ou euros à des taux proches de ceux du marché
, des garanties (12% du portefeuille) et des prises de participation pour un portefeuille total de 1.619.481 euros fin 2005 touchant 18 IMF de par le monde dont un quart se trouve en Afrique (Bénin, Mali, Togo). Les IMF financées sont au Bénin, Vital Finance, au Mali, Kafo Jiginew, et au Togo, Wages et Timpac.

Tout en travaillant avec des IMF ayant fait leur preuve en termes de performances et de transparence, LUXMINT entend jouer un rôle d'incubateur auprès des IMF émergentes ayant un ancrage social fort et une réelle volonté de se développer selon une logique commerciale et les accompagne jusqu'à ce qu'elle soit en mesure de lever des fonds commerciaux pour financer leur croissance. LUXMINT procède à une identification méticulleuse des IMF et à un suivi rigoureux pour asseoir un partenariat dans la durée et offrir un ensemble de services d'appui non financiers (formation, mise en relation, appui technique).

Contacts
ADA - (352) 45 68 68-1 - adainfo@microfinance.lu
Site internet : http://www.lamicrofinance.lu

Ratings
Haut de page


Le Fonds de Notation, dispositif de co-financement des missions d’évaluation des IMF, offre deux nouveaux produits de cofinancement

  • les mini-évaluations conçues pour fournir une information fiable sur la performance opérationnelle et financière ainsi que sur la viabilité de jeunes et/ou petites IMF qui ne sont pas encore assez matures pour un exercice complet d’évaluation globale de risques.
    Le Fonds couvrira 50% du coût total, à concurrence de 2,500 USD (1.250.000 FCFA), pour toute IMF hors Amérique Latine et Ouganda de plus de 2 ans et ayant un actif total compris entre 200 000 USD (100 millions FCFA) et 1 million USD (500 millions FCFA).
  • les notations conjointes qui sont des missions d’évaluations conjointes d’une agence de notation généraliste et d’une agence de notation spécialisée en microfinance, avec comme produit final un rapport conjoint ou deux rapports de notation distincts (évaluation globale de risques et notation du risque de crédit), à être entièrement publiés sur le site du Fonds de notation.
    La part de co-financement du Fonds est de 80% pour une première demande et de 60% pour une deuxième demande avec des plafonds variables en fonction des régions.


    En savoir +
    http://www.ratingfund.org


Les institutions évaluées en 2006 avec le cofinancement du rating fund


CMS Senegal, Crédit du Sahel au Cameroun, ID Benin, MEC AFER Sénégal (mini-évaluation), MEC FADEC NDJAMBUR Sénégal, PAPME au Bénin (mise à jour), Pharma Crédit Congo, REMECU au Sénégal, SAILD au Cameroun, UCEC MK au Tchad, UMEC de Sédhiou au Sénégal, Vital Finance au Bénin (mise à jour).


Perspectives pour le marché de notation : le défi de la pérennisation, du produit au processus vers la transparence
Giorgia Carloni, Microfinanza Rating

L'article met en évidence la possibilité pour les agences de rating de se rapprocher de la demande en proposant une offre variée (diagnostic institutionnel, performances sociales etc...) qui répondent à la segmentation des IMF à différents stades de maturité. L'évolution de ces services s'inscrit dans un processus d'apprentissage progressif de la transparence en en phase avec leur réelle capacité d'absorption de fonds commerciaux ou de bailleurs.

Télécharger > http://www.capaf.org/Telech/Standards&performance/Article_MFZA_mai2006.pdf  [100 ko]

Pro Poor Innovation Challenge du CGAP : une initiative pour promouvoir les services financiers innovants pour les plus pauvres
Haut de page


Depuis 2000, le CGAP a lancé une initiative visant à promouvoir les innovations financières au service des plus pauvres intitulée "Pro poor innovation challenge (PPIC)" en finançant des IMF "hors champ" pour la plupart des bailleurs de fonds et des intervenants du secteur qui ont mis en oeuvre des modèles viables et des méthodologies innovantes et réplicables pour augmenter la portée et l'impact des services financiers auprès de populations pauvres.

Ce faisant, CGAP escompte de ces expériences éprouvées des effets de démonstration pouvant inciter d'autres opérateurs à intervenir auprès de populations enclavées, défavorisées, réfugiées en développant de nouvelles méthodologies, de nouveaux produits avec un objectif de pérennité.

Plusieurs IMF d'Afrique francophone ont été récompensées par le PPIC du CGAP :

  • CBDIBA, Bénin, en 2000 pour avoir lancé des mini-crédits spécifiques pour les femmes pour les amener graduellement vers des prêts standard.
  • CFOR, Madagascar, en 2006, étend ses services financiers et non financiers à de très petits entrepreneurs, (microcrédits, épargne, formation en gestion, mise en relation avec des programmes d’appui).
  • HOPE, RDC (Kinshasa, Kisangani, et Lubumbashi), 2006, a redéfini ses produits et méthodologies courants pour atteindre des petits entrepreneurs en zone péri-urbaine.
  • UCEC, Tchad, 2006, a étendu ses services de microfinance au Sud du Tchad en ouvrant trois agences dans des zones jusque là dépourvues de prestataire de services financiers.
  • WAGES, Togo, a adapté ses produits pour les réfugiés en (1) modifiant le taux d’intérêt (de 18 à 12%) ; (2) en abandonnant l’épargne de garantie ; et (3) en affectant des ressources humaines pour atteindre cette cible en milieu rural.
  • Association pour la Promotion des Groupements Agricoles, Togo, 2003, a étendu et diversifié ses programmes destinés aux femmes démunies.

    En savoir +
    Consulter le site du CGAP (en anglais)
    http://www.cgap.org/portal/site/CGAP/menuitem.79d9be9d02f489f067808010591010a0/


Conférence Novatech
Haut de page
Le CGAP (Groupe consultatif d'assistance aux pauvres) est un consortium de 33 agences de financement privées et publiques partageant la vision de donner accès à des services financiers diversifiés au plus grand nombre par une large gamme d'institutions pérennes.
  
www.cgap.org